Cette catégorie regroupe les articles décrivant la vie de la vigne et de la vinification

Le Crémant du Jura est un mousseux d’appellation d’origine contrôlée produit dans le vignoble du Jura issu des cépages Chardonnay, Savagnin, Poulsard, Trousseau et Pinot noir.

C’est en 1995 que l’AOC Crémant du Jura a été officialisé par décret.

Notre Crémant du Jura est fait uniquement à base de Chardonnay. Les raisins sont récoltés obligatoirement à la main et transportés en caisses percées pour éviter toute oxydation du jus avant pressurage.

Une fois le raisin pressé, le jus est mis en cuve pour qu’il puisse faire sa fermentation alcoolique.

Lorsque la fermentation est fini nous faisons appel aux établissements Louis Jacquier pour effectuer le tirage.

Le tirage à pour principe de mettre en bouteille le vin de base du Crémant du Jura. Lors de la mise en bouteilles, les champagniseurs prépare un pied de cuve (vin de base + levures + sucre) afin qu’une deuxième fermentation s’effectue en bouteille, ce qui s’appelle la prise de mousse.

Une fois le Crémant mis en bouteille, celles-ci sont rangées dans des caisses en bois pour qu’elles reposent sur lattes minimum 9 mois (il est prévus de passer à 12 mois), les bouteilles sont tournées sur leur pointe afin que le dépôt se dépose dans le col en attendant l’heure du dégorgement.

Le dégorgement est une étape spécifique de la production de Crémant.

  •  Les bouteilles sont placées 10 à 15 minutes, à – 23° C, têtes en bas de manière à emprisonner les dépôts dans le glaçon qui se forme dans la bouteille.
  • Elles sont ensuite déposées sur un tapis roulant qui va les emmener vers une pince à dégorger.

Sous l’effet de la pression, le glaçon est expulsé, les bouteilles passent une deuxième fois sur la machine pour être dosées (ajout d’une liqueur d’expédition plus ou moins sucrée).

  • Les bouteilles de Crémant sont ensuite bouchées, capsulées et muselées.
  • Les bouteilles sont par la suite remuées et lavées pour être enfin rangées et prêtent à être étiquetées.

 

Vous pouvez aller voir la vidéo du dégorgement sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/vinscartaux.fr/videos


  • Les gelées printanières interviennent lorsque la vigne à repris son activité. Les symptômes sont variables et dépendent du stade végétatif. Lors du débourrement, les bourgeons et les rameaux mesurant quelques cm brunissent et se dessèchent. Si la gelée est intense, il peut y avoir destruction totale de la végétation qui brunit après le dégel et prend un aspect de salade cuite. Les inflorescences brunissent et se dessèchent également . Si la gelée est faible, seuls les feuilles hautes et l’apex sont affectés.

 

 

Rappelons que 2 types de gelées printanières sont connues  :
– les gelées  blanches qui se caractérisent par la formation d’une fine « pellicule »  de cristaux de glace. Elle se manifeste lors d’un temps froid et clair avec des températures nocturnes comprises entre -3°C  à -5°C. Ces gelées concernent surtout les bas de coteaux et les zones humides. L’intensité des dégâts varie de quelques pousses atteintes à  l’ensemble de la jeune végétation ;
– les gelées noires se manifestent lors d’une arrivée massive d’air froid polaire, pendant la nuit les températures sont très basses de -5°C  à -10°C. Ces dernières peuvent détruire totalement les jeunes pousses et causer des pertes de récolte importantes.
Plusieurs facteurs peuvent influencer plus ou moins les effets des gelées :
-Facteurs favorables : – la présence de plantes adventices sur le sol,

– un sol labouré,

– l’absence de haies en aval d’une parcelle de vigne située en pente ;
– Facteurs défavorables : – la pratique d’une taille tardive qui décale le débourrement,

– le décavaillonnage qui éloigne les bourgeons du sol,

– les modes de taille retardant le débourrement,

– la présence d’une haie en amont,

– le choix de parcelles peu propices aux gelées (évitant au maximum les bas fonds, les cuvettes, et la proximité d’un bois).

En présence de dégâts sur vigne, il est bien souvent trop tard pour intervenir. Si les pousses sont gelées en totalité,  il n’y a plus rien à faire. Des bourgeons secondaires vont progressivement se développer en quelques jours. Si la gelée est partielle et l’ inflorescence est intacte, le développement de nouveaux rameaux pourra avoir lieu. Si les inflorescences sont détruites, il convient de retailler la vigne.


Après la taille et le liage, le travail de la vigne est loin d’être fini !

  • Nous pouvons travailler le sol :

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Labourage, désherbage ou enherbement : Au moment où la vigne présente de jeunes pousses, celles-ci sont riches en eau et donc sensibles aux gelées printanières. C’est pour cela que nous procédons à un labourage. Il permet d’aérer, de réchauffer et de remodeler le sol qui est resté compacte depuis l’automne, ce qui réchauffe également les racines de la vigne et facilite le débourrement.  Nous utilisons la méthode de l’enherbement naturel maîtrisé, qui consiste à laisser pousser la flore naturelle entre les rangs de vignes tout en maîtrisant son développement par des broyages ou par des désherbants foliaires.

  • Il est temps aussi de remplacements les pieds morts dans les parcelles :

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Les jeunes pieds de vigne proviennent généralement de pépinières. La période de plantation varie en fonction de l’état du sol. Il doit être sec en surface et légèrement humide en sous-sol. Dans le cas de la plantation d’une nouvelle parcelle, celle-ci doit être préparée à l’avance. Les pieds morts arrachés à l’automne sont ainsi remplacés et pourront être récoltés 3ans après leurs plantations.

 

  • Les Bourgeons ont débourré !!!
Le débourrement marque la fin de la période de dormance hivernale et, pour beaucoup d’entre nous, il signe l’arrivée du printemps. Les bourgeons éclosent, la nature se réveille… L’hiver est derrière nous ! Le débourrement, c’est donc le développement et l’ouverture des bourgeons.

Au moment du débourrement, les bourgeons s’ouvrent pour laisser apparaître les toutes jeunes feuilles. Le mot « débourrement » vient simplement du fait que, bien souvent, celles-ci sont recouvertes d’un duvet, ou « bourre », aux premiers stades du processus. Le débourrement (parfois appelé débourrage) se déroule en plusieurs étapes, les stades successifs étant décrits très précisément par la physiologie végétale. Pour faire simple :

  • Stade 1 : gonflement du bourgeon      Photo 1
  • Stade 2 : éclatement du bourgeon (les écailles protectrices s’écartent)     Photo 2
  • Stade 3 : apparition des ébauches d’organes foliaires et floraux (on distingue des parties vertes) ;
  • Stade 4 : apparition des nervures des feuilles (ou des boutons floraux).   Photo 3

La 20ème édition de la Percée du Vin Jaune se déroulait dans les rues de Lons-le-Saunier (Jura).

Malgré la pluie le Dimanche, des dizaine de milliers de personnes sont venues célebrer le précieux breuvage du vignoble jurassien. On goûtait cette année le millésime 2009.

Ce week-end, un record a été battu avec 60 000 participants dans les rues du centre ville. Un centre lédonien animé par les nombreux caveaux de dégustation.

Nous vous remercions d’être venu aussi nombreux !

La percée du vin jaune marquera une pause en 2017. Les organisateurs ont décidé de réfléchir et de repenser la manifestation.

 

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La pressée du vin de paille est une fête viticole traditionnelle  annuelle en l’honneur du vin de paille du Jura, organisée par l’association « brin de cultures », par la Commanderie des Nobles Vins du Jura et du Comté et par des vignerons du Vignoble du Jura depuis 2008 à Arlay.

Arlay, Capitale du Vin de Paille, vous  a convié à cette 8ème célébration du fameux nectar autour de 2  pressées en direct et de la  célébration de la Saint-Vincent (patron des vignerons) par la Commanderie des Nobles Vin du Jura et du Comté.

Nous vous remercions d’être venu aussi nombreux en cette belle journée ensoleillée, la fête ne pourrait se faire sans vous !

En espérant que la prochaine pressée se déroule dans des aussi bonnes conditions, à l’année prochaine !

 

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Nous seront présent à la 7e pressé du vin de paille à ARLAY le Dimanche 18 Janvier 2015


vin de pailleAu début des vendanges, les plus belles grappes sont choisies pour le vin de paille par rapport à trois cépages jurassiens : le Chardonnay, le Savagnin et le Poulsard. La sélection retenue fait alors l’objet de passerillage, c’est-à-dire que les grappes de raisin étaient traditionnellement séchées sur claies pour que les sucres s’y concentrent par déshydratation.

Le pressage dure deux fois plus longtemps que pour les autres vins. Les moûts de raisin pressés sont naturellement très riches en sucre, souvent plus de 300 grammes par litre. Ils fermentent naturellement et lentement en cuve jusqu’à ce que le vin parvienne à un degré d’alcool compris entre 14 et 18,5° selon les années.

Le jus est alors soutiré des cuves et vieilli en petits fûts de chêne pendant trois années où le vin développe une robe acajou, ou ambre et des arômes très puissants de fruits secs, fruits confits, coing, miel, figue, raisins..

Les arômes et les saveurs de ces vins varient non seulement en fonction de leur origine mais aussi en fonction des cépages utilisés et des techniques de vinification et secret de fabrication familiale de chaque vigneron ou maître de chai.

Après une belle récolte 2015, les 3 cépages (Poulsard, Savagnin et Chardonnay) utilisés pour fabriquer notre Vin de Paille ont bien séché avec cette belle arrière saison.

Aujourd’hui, le 17 Novembre 2015, nous avons pressé notre vin de Paille.

Ce millésime 2015 promet un très bon Vin de Paille !